Le général Ailleret De la Résistance à la dissuasion nucléaire

À paraître (Juil 2026)

> Ancien chef d’État-major sous la présidence du général de Gaulle, organisateur du retrait du commandement intégré de l’OTAN en 1966, père de la défense nucléaire “tous azimuts” : une figure clé de l’histoire militaire française dans la deuxième moitié du XXe.

> 1966-2026 : anniversaire du retrait du commandement intégré de l’OTAN par le général de Gaulle

Description

Charles Ailleret fut l’un des architectes de la dissuasion nucléaire française. Polytechnicien, résistant, déporté à Buchenwald, il dirigea le premier essai atomique français avant de devenir le premier chef d’état-major des armées de la Ve République.

Xavier Liffran dresse ici le portrait d’un officier général pur produit de la méritocratie républicaine, doté d’une personnalité hors du commun, et considéré par certains de ses pairs comme iconoclaste. Charles Ailleret professait le refus de tout conservatisme et de toute doctrine a priori. Il appuyait sa réflexion stratégique sur une éthique forgée de Buchenwald à l’Algérie. « Fidèle ami et compagnon » du général de Gaulle, il définit sous son autorité la stratégie de dissuasion nucléaire, qui reste un des fondements de la politique de défense de la France du xxie siècle. Visionnaire souvent incompris, Ailleret rompit avec les doctrines établies pour penser une défense fondée sur l’autonomie stratégique et la crédibilité de la dissuasion.

Cette biographie retrace le parcours exceptionnel d’un officier marqué par les épreuves du xxe siècle et montre combien la pensée d’Ailleret éclaire encore les grands débats stratégiques contemporains, de la guerre en Ukraine à l’avenir de l’Europe de la défense.