Balades littéraires dans Paris III de 1848 à l'affaire Dreyfus

juin 2006
ISBN : 9782847361629

23,40

Les grands écrivains du XIXe siècle n’échappent pas aux événements marquants de la période 1848-1900. Ils en donnent leur lecture dans ces dix-huit balades parisiennes, en même temps qu’ils apparaissent dans l’intimité plutôt surprenante de leur quotidien

Description

Les grands écrivains du xixe siècle n’échappent pas aux événements marquants de la période 1848-1900. Ils en donnent leur lecture dans ces dix-huit balades parisiennes, en même temps qu’ils apparaissent dans l’intimité plutôt surprenante de leur quotidien.


Ainsi, Lamartine proclame la iie République et disparaît ensuite dans les bas fonds de l’histoire ; Dumas assiste lors de la révolution de 1848 à l’écroulement de son empire littéraire ; Sand prête sa plume aux journaux républicains avant de retourner vivre à Nohant, déçue, comme d’autres que le suffrage universel n’ait servi qu’à ramener la bourgeoisie au pouvoir ; Balzac s’empare de souvenirs royaux lors de la mise à sac du palais desTuileries, le 24 juin 1848 ; Flaubert s’emploie en 1870 au maniement du fusil pour défendre la patrie menacée par les Prussiens. Hugo enterre son fils Charles le jour où éclate la Commune de 1871, puis sert quelques mois plus tard de conseiller conjugal à Paul Verlaine ; le même Verlaine se terre dans son appartement pendant que sa femme et sa mère traversent Paris au milieu de la Semaine sanglante ; Rimbaud apprend l’avènement de la iiie République, le 4 septembre 1870 au fond d’une cellule, un des rares logis dont il ne se fait pas chasser pour vol, dégradation ou pour s’être montré nu à la fenêtre ; Vallès, élu de la Commune, se déguise en médecin pour échapper à la vengeance terrible des Versaillais, Un ex-Communard (Grousset) collabore avec un ennemi de classe (Jules Verne) à l’écriture de romans d’aventures ; Zola lance J’Accuse à la face d’une opinion hostile, au beau milieu d’une affaire d’espionnage : « l’affaire Dreyfus » et l’un de ses contemporains, Marcel Proust, malade et allité, consacrait tout son temps à l’écriture de la Recherche.


Ces itinéraires ouvrent les portes des demeures, cafés, chambres d’hôtels où se composent des poèmes et où se fomentent les révolutions. Ces lieux qui n’étaient jusqu’alors connus que des érudits se dévoilent à nos regards et éclairent d’une vie nouvelle les personnes et les événements qu’ils ont abrités.

Table des matières

Les grands écrivains du XIXe siècle n’échappent pas aux événements marquants de la période 1848-1900. Ils en donnent leur lecture dans ces dix-huit balades parisiennes, en même temps qu’ils apparaissent dans l’intimité plutôt surprenante de leur quotidien. Ainsi, Lamartine proclame la IIe République et disparaît ensuite dans les bas fonds de l’histoire ; Dumas assiste lors de la révolution de 1848 à l’écroulement de son empire littéraire ; Sand prête sa plume aux journaux républicains avant de retourner vivre à Nohant, déçue, comme d’autres que le suffrage universel n’ait servi qu’à ramener la bourgeoisie au pouvoir ; Balzac s’empare de souvenirs royaux lors de la mise à sac du palais desTuileries, le 24 juin 1848 ; Flaubert s’emploie en 1870 au maniement du fusil pour défendre la patrie menacée par les Prussiens. Hugo enterre son fils Charles le jour où éclate la Commune de 1871, puis sert quelques mois plus tard de conseiller conjugal à Paul Verlaine ; le même Verlaine se terre dans son appartement pendant que sa femme et sa mère traversent Paris au milieu de la Semaine sanglante ; Rimbaud apprend l’avènement de la IIIe République, le 4 septembre 1870 au fond d’une cellule, un des rares logis dont il ne se fait pas chasser pour vol, dégradation ou pour s’être montré nu à la fenêtre ; Vallès, élu de la Commune, se déguise en médecin pour échapper à la vengeance terrible des Versaillais, Un ex-Communard (Grousset) collabore avec un ennemi de classe (Jules Verne) à l’écriture de romans d’aventures ; Zola lance J’Accuse à la face d’une opinion hostile, au beau milieu d’une affaire d’espionnage : « l’affaire Dreyfus » et l’un de ses contemporains, Marcel Proust, malade et allité, consacrait tout son temps à l’écriture de la Recherche. Ces itinéraires ouvrent les portes des demeures, cafés, chambres d’hôtels où se composent des poèmes et où se fomentent les révolutions. Ces lieux qui n’étaient jusqu’alors connus que des érudits se dévoilent à nos regards et éclairent d’une vie nouvelle les personnes et les événements qu’ils ont abrités.