Le Temps des médias n° 6 L'Argent des médias

mai 2006
ISBN : 9782847361476

26,00

« La presse est une industrie avant d’être un sacerdoce », disait Paul Thibaudet dans les années 1930. Pourtant, s’agit-il seulement de « vendre du temps de cerveau disponible » aux annonceurs comme le suggérait naguère le président de TF1 ?

Description

« La presse est une industrie avant d’être un sacerdoce », disait Paul Thibaudet dans les années 1930. Pourtant, s’agit-il seulement de « vendre du temps de cerveau disponible » aux annonceurs comme le suggérait naguère le président de TF1 ?


Le Temps des Médias, revue d’histoire, se penche sur la question en donnant aux analyses actuelles – souvent trop courtes parce que collées aux mouvements de l’actualité – la profondeur du champ historique.


Depuis que, dans les années 1830, Émile de Girardin a inventé la presse à bon marché, les médias vivent avec l’argent de leur public, de la publicité et de financiers. Selon les époques et selon les médias, ces trois sources de revenu prennent plus ou moins d’importance. Si les entreprises médiatiques prospèrent souvent grâce à la satisfaction de leur public, il arrive que la corruption et la vénalité biaisent l’économie médiatique. Cette réalité fait débat, aussi bien dans le monde anglo-saxon qu’en France, et ce dès la Libération. La fragilité de l’économie des médias conduit parfois les entreprises à demander des aides de l’État ou à recourir aux formes les plus sophistiquées du marketing. Le marché de la presse en Europe acquiert ainsi une grande diversité. Dans ces évolutions, les journalistes demeurent avant tout des salariés même s’ils affichent souvent des préoccupations déontologiques. Depuis un quart de siècle, l’essor de la télévision a bouleversé le paysage médiatique, d’abord en s’emparant du cinéma pour en faire un produit d’appel, ensuite en devenant un secteur publicitaire majeur. Les médias sont ainsi devenus un pôle d’activité où la concurrence cède graduellement la place à la concentration. La percée fulgurante d’Internet renforce les mouvements économiques de la sphère médiatique, parce que ce nouveau média demeure un gouffre financier pour certaines entreprises, tandis qu’il favorise l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux acteurs. Un combat de titans entre les médias se profile donc en ce début du xxie siècle, mais il plonge ses racines dans une histoire pluriséculaire.

Table des matières

 « La presse est une industrie avant d’être un sacerdoce », disait Paul Thibaudet dans les années 1930. Pourtant, s’agit-il seulement de « vendre du temps de cerveau disponible » aux annonceurs comme le suggérait naguère le président de TF1 ?

Le Temps des Médias, revue d’histoire, se penche sur la question en donnant aux analyses actuelles – souvent trop courtes parce que collées aux mouvements de l’actualité – la profondeur du champ historique.

Depuis que, dans les années 1830, Émile de Girardin a inventé la presse à bon marché, les médias vivent avec l’argent de leur public, de la publicité et de financiers. Selon les époques et selon les médias, ces trois sources de revenu prennent plus ou moins d’importance. Si les entreprises médiatiques prospèrent souvent grâce à la satisfaction de leur public, il arrive que la corruption et la vénalité biaisent l’économie médiatique. Cette réalité fait débat, aussi bien dans le monde anglo-saxon qu’en France, et ce dès la Libération. La fragilité de l’économie des médias conduit parfois les entreprises à demander des aides de l’État ou à recourir aux formes les plus sophistiquées du marketing. Le marché de la presse en Europe acquiert ainsi une grande diversité. Dans ces évolutions, les journalistes demeurent avant tout des salariés même s’ils affichent souvent des préoccupations déontologiques. Depuis un quart de siècle, l’essor de la télévision a bouleversé le paysage médiatique, d’abord en s’emparant du cinéma pour en faire un produit d’appel, ensuite en devenant un secteur publicitaire majeur. Les médias sont ainsi devenus un pôle d’activité où la concurrence cède graduellement la place à la concentration. La percée fulgurante d’Internet renforce les mouvements économiques de la sphère médiatique, parce que ce nouveau média demeure un gouffre financier pour certaines entreprises, tandis qu’il favorise l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux acteurs. Un combat de titans entre les médias se profile donc en ce début du xxie siècle, mais il plonge ses racines dans une histoire pluriséculaire.