La perte de l’Iran Les États-Unis et le Royaume-Uni face à la Révolution islamique, 1977-1988

À paraître (Nov 2026)

À partir d’archives inédites et de nombreux entretiens, cet ouvrage de Sylvain Gaillaud analyse les rivalités géopolitiques et les incompréhensions qui ont conduit à la rupture historique entre l’Iran, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Description

Un siècle après le « Grand jeu », qui a fait de la Perse une étape essentielle pour le Royaume-Uni sur la route des Indes, l’Iran devient pendant la guerre froide un pilier de la stratégie d’endiguement mise en œuvre par les États-Unis aux portes de l’URSS. En 1953, le shah Mohammad Reza Pahlavi reçoit le soutien de Londres et de Washington pour asseoir son autorité. Le coup d’État accentue la méfiance séculaire de la population iranienne envers les ingérences étrangères.

En 1979, trente ans après celle de la Chine, la perte de l’Iran est perçue comme une débâcle. La République islamique s’émancipe dans une politique de confrontation, qui éclate lors de la prise en otage à l’ambassade américaine de Téhéran (1979-1981) et se poursuit en arrière-plan de la guerre Iran-Irak (1980-1988). L’ambiguïté de Londres et de Washington pendant le conflit montre le poids des fantômes de l’histoire et alimente la conviction iranienne d’une duplicité occidentale.

Fondé sur un vaste corpus de sources, des archives inédites et de nombreux entretiens, le livre de Sylvain Gaillaud revient sur les raisons de la rupture entre les Iraniens, les Américains et les Britanniques. L’auteur met en lumière le poids des rivalités et des préjugés qui structurent la politique iranienne à Londres et à Washington. La Perte de l’Iran offre ainsi un éclairage historique essentiel pour comprendre la défiance qui parasite jusqu’à nos jours les relations entre le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Iran.