Une histoire mondiale de la construction européenne

À paraître (Mai 2024)

L’ouvrage de Marlène Rosano-Grange propose une histoire inédite de la construction européenne, mettant en avant les rapports de forces géopolitiques mondiaux qui ont façonné l’édifice européen depuis l’après-guerre.

Description

L’ouvrage de Marlène Rosano-Grange propose une histoire inédite de la construction européenne, mettant en avant les rapports de forces géopolitiques mondiaux qui ont façonné l’édifice européen depuis l’après-guerre.

En 1945, les États-Unis sont la première puissance du monde. Sur le Vieux Continent, les partisans de l’intégration supranationale affrontent une puissante opposition communiste et des élites coloniales sur le déclin. L’échec du projet de Communauté européenne de défense (CED) en 1953 puis la mise en place progressive du Marché commun après la ratification du Traité de Rome, en 1957, vont cristalliser les rapports de forces au sein des classes dirigeantes européennes. Du milieu des années 1960 à la fin de la guerre froide se met peu à peu en place un « projet social-démocrate » visant à revaloriser le travail face au capital. Il sera contesté à partir de la fin des années 1970 par la tendance néolibérale, qui s’impose alors aux États-Unis ; son influence va donner lieu à une forme européenne hybride, l’ordo-libéralisme. Après la chute de l’URSS, cette tendance, dominante au sein de la Commission européenne, se heurte à des oppositions regroupant les patronats perdants après le traité de Maastricht et des mouvements sociaux nationaux et transnationaux. Dans leur dynamique de fédéralisation croissante, les structures européennes devront désormais faire face à des oppositions de type « altermondialiste  », et, sur la scène internationale, à la montée en puissance des pays d’Asie, au premier rang desquels la Chine.